Mireille Tano-Fram

J'ai 50 ans, je suis célibataire : dois-je encore attendre que ma vie commence ?

12 septembre 2026 · 2 min de lecture

Il y a une phrase qu'on ne dit pas toujours à voix haute, mais qu'on pense : "Ma vraie vie commencera quand j'aurai quelqu'un." En attendant, on met certaines choses en pause.

Ce que l'attente met en pause

On repousse le projet qu'on n'ose pas commencer seule. Le voyage qu'on n'ose pas faire seule. La joie qu'on garde pour "plus tard", quand la vie sera enfin complète. Sans le décider vraiment, on installe une salle d'attente, et on s'assoit dedans.

Qu'avez-vous mis en pause, sans même vous en rendre compte, en attendant que quelqu'un arrive ?

Ce que j'ai cru, moi aussi

J'ai été célibataire pendant neuf ans. Longtemps, j'ai pensé que c'était un problème à résoudre, une case vide à remplir. Je regardais les femmes de mon âge, mariées, installées, et je me demandais : pourquoi pas moi ?

Puis quelque chose a changé. J'ai compris que ces années n'étaient pas seulement une attente. Elles m'ont donné un espace pour regarder autrement ma vie, mes blessures, la femme que j'étais devenue.

Une vie qui commence, ou une vie qui attend ?

Ce n'est pas une promesse que le célibat est préférable, ni qu'il ne pèse jamais. C'est une question plus simple : votre vie a-t-elle vraiment besoin d'une autre personne pour commencer, ou avez-vous simplement appris à croire que oui ?

Si personne n'arrivait dans les cinq prochaines années, que feriez-vous de ces cinq années ?

C'est une question que je pose, sans réponse toute faite, dans La vie commence à 50 ans. Pas pour vous convaincre d'arrêter d'espérer, mais pour vous inviter à cesser d'attendre pour vivre.